Nous citions dans l’article précédent un chiffre terrible qu’on ne veut pas laisser se diluer dans tous les chiffres que l’enquête REGAIN a fait surgir : 12 % seulement des Présidents de groupement citent « l’intérêt pour le collectif » comme étant une raison de leur progression.

Que c’est peu ! Comment expliquer que partager le destin collectif d’une profession, y contribuer par son adhésion ne soit pas un réflexe, loin s’en faut.

Le Président Crouzet lors d’une allocution prononcée en Assemblée Générale l’an passé, soulignait qu’une organisation professionnelle est fondée sur le « nous » dans une société du « je ». Il précisait qu’il était impossible d’en vouloir aux des chefs d’entreprise de jouer solo alors qu’on les contraint sans cesse à se débrouiller seul et que leur parcours professionnel est intiment lié à leur autodétermination, à leur courage, à l’audace de leur choix individuels.

Si ces constats doivent plus que jamais nous donner à penser, il est important de dire aussi combien il est facile aujourd’hui d’être un « passager clandestin » de son organisation professionnelle. Les avancées, les réformes, les actions menées, les revendications ne sont pas engagées au seul profit des adhérents mais de de tous. En bénéficier ne nécessite pas d’adhérer. C’est formidable évidemment que les efforts de quelques-uns profitent à tous mais c’est dangereux pour maintenir ce niveau d’effort.

Si l’ambition de REGAIN est de changer le regard sur l’union, il ne serait pas sérieux pour autant d’imaginer changer toutes les mentalités à contresens de l’air du temps.

Seul le développement de services performants, indispensables, rentables et seulement accessibles aux adhérents permettra de tendre vers l’ambition folle de REGAIN. La tâche est aussi ardue que passionnante.

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